
Comment les leaders s'entourent-ils?
Recherchent-ils des personnes à leur image ou cherchent-ils à progresser ? Les managers s’entourent pour progresser, atteindre leurs objectifs et obtenir plus de leur équipe que s’ils agissaient seuls. Le collectif est l’ADN de l’entreprise, c’est donc lui qu’il faut soigner. Une entreprise permet de réaliser des choses que, seul, son créateur ne pourrait pas accomplir.
Prendre soin de l’entreprise consiste à nourrir sa dynamique. La première étape consiste à adopter une politique de développement. Il faut d’abord regarder en interne avant de recruter à l’externe, sauf pour les postes de haut niveau où il peut être préférable de trouver du sang neuf à l’extérieur. La stratégie, en tant qu’outil de développement, doit être constamment renouvelée et améliorée, tandis que les opérations doivent être consolidées (d’où l’importance du recrutement interne). Recruter en interne valorise la carrière dans les petites entités, ce qui, à son tour, motive les employés.
Offrir la possibilité de former les employés pour les préparer à une mobilité interne renforce deux aspects :
- la culture interne, qui se fortifie ;
- le sentiment de reconnaissance, qui s’intensifie.
Avec la promotion interne, l’« onboarding » est beaucoup plus rapide, tant pour l’apprentissage des tâches que pour l’intégration culturelle.
Le gâchis de talents est profondément regrettable. Il est décevant de découvrir, lors d’une formation ou d’un bilan de compétences, des talents non exploités chez des employés. Comment se fait-il que leurs responsables ne les aient pas repérés ? Comment peut-on ignorer des talents si évidents ?
Comment détecter, promouvoir et conserver les talents cachés ? Le leadership reflète d’abord notre être intérieur. Pour qu’un talent caché devienne visible et reconnu, il faut l’identifier par des signes clairs de sa présence. Le talent se trouve partout ; il faut observer et écouter attentivement. Les entretiens de management sont des moments privilégiés pour cela.
Un leader reste un leader en tout lieu : au travail, à la maison, dans son club de sport, avec ses amis, au restaurant, en vacances, et avec ses enfants. Plus on monte dans la hiérarchie, moins on consulte les échelons inférieurs. Celui qui a le plus à perdre en vous contredisant est souvent l’échelon N-1, juste sous vous. Il est crucial de consulter encore plus bas, là où les employés sont plus proches du terrain. Sur un chantier, je consulte toujours ceux qui portent une salopette, pas forcément ceux en cravate. Ceux-ci sont utiles pour les plans et la conception, mais la vue du terrain est essentielle.
Si les talents ne sont pas reconnus, ceux qui les possèdent finissent par partir.
La culture est le socle qui solidifie l’ensemble de l’organisation et absorbe les chocs, comme des plaques tectoniques qui s’écartent : valeurs et stratégie. C’est la culture qui dissipera les écarts et maintiendra la flexibilité de l’organisation et l’autonomie des collaborateurs. La confiance, qui sert de ciment, est essentielle pour renforcer les liens entre les individus.