
"J’en suis fort aise , eh bien dansez maintenant"
Comme dans la conclusion de la fable de La Fontaine ou la cigale venu demander de l’aide se targue d’avoir chanté « à tout venant » se vit répondre par la fourmi « j’en suis fort aise , eh bien dansez maintenant. ». Il dirigeait par le passé avec ses seules compétences techniques, il savait plus que les autres. Aujourd’hui il doit utiliser d’autres compétences, sociales, humaines. Il doit communiquer pour faire son travail de dirigeant, pour motiver, pour entrainer, pour avancer. Il est confronté à un nouveau paradigme qu’il ne lui est pas forcément familier. Alors nait-on chef ou le devient-on ?
On peut le devenir, sinon on n’écrirait pas des livres et on ne ferait pas passer de diplômes sur ce sujet, on ferait juste des tests pour savoir si on l’est ou on ne l’est pas. Bien sûr, certains ont des prédispositions et d’autres moins. Qu’il soit naturel ou pas le leader fait attention à quoi ? À la qualité de sa communication avec ses relations. Plus le leader rentre dans l’intimité de ses équipes plus il va pouvoir les influencer en leur donnant confiance. La confiance est le premier axe du leadership.
La confiance engendre la motivation qui engendre l’action. Pour construire la confiance il faut pénétrer le cercle d’intimité et c’est le plus difficile. En qui avons-nous le plus confiance ? père frère, sœur, fils, femme…. Il y a deux autres points d’accroche d’un leadership.
- Un leader est résilient et fonctionne comme un système expert, il apprend de ses erreurs, de ses succès, il apprend tout le temps et de toutes personnes. La critique n’est pas un obstacle mais bien un tremplin pour grandir et pour avancer.
- Le leader a le sens de l’abnégation et de la mission (référence à l’ouvrage de Simon Senek : « les vrais leaders se servent en dernier »). Il s’oublie temporairement pour privilégier ses ressources. Il considère que sa mission c’est d’amener les gens à se surpasser « tu ne sais pas que tu sais et je vais t’aider à découvrir toute la valeur que tu transportes en toi ».
- Il a la patience du jardinier qui sème des graines et doit attendre pour récolter les fruits de son labeur des années après.
Le leader s’intéresse d’abord aux autres, Il a un moyen très simple et concret de le faire, c’est de se soucier de leur employabilité, c’est le moyen le plus court de s’intéresser à eux. Le leader combine le développement de son équipe avec ses besoins opérationnels. La convergence réussit des deux (besoins de son équipe et développement personnel de ses membres) va produire une motivation.
Construire la confiance et porter de l’intérêt aux membres de son équipe sont les deux piliers du leadership. Dans la pratique il y a une méthode infaillible, c’est de poser 3 ou 4 questions à chaque manager à propos de ses collaborateurs :
– Connais-tu le prénom de ses enfants ?
– Connais-tu sa passion, ses loisirs à quoi il occupe ses weekend ?
– Connais tu la marque de sa voiture et le lieu de ses dernières vacances ?
Comment avoir toute ces informations , évidemment pas en organisant un interview en bonne et due forme pour avoir toutes ces réponses mais en créant de multiples occasions d’intimité , café pris ensemble pour faire un tour d’horizon, entretien personnel, repas pris ensemble, activités hors cadre professionnel…