
Si vous me critiquez mes ennemis, tant mieux !
Vous, mes ennemis, faites votre travail de critique ; moi, de mon côté, je fais mon travail de remise en question. L’échec est souvent considéré comme une fin alors qu’il n’est qu’un début. Il est une sorte de médaille que l’on pourrait recevoir à chaque fois qu’il nous propulse vers un progrès.
Soyons réalistes : on ne va pas faire exprès de rater pour apprendre, mais on va apprendre à chaque fois que l’on échoue. Encore faut-il avoir des leaders qui nous encouragent dans ce paradigme si rare. L’humour, et son corollaire la dérision, sont très utiles dans les processus de remise en question de ses propres pratiques managériales.
Il y a des gens qui sont grands à l’intérieur mais qui n’ont pas encore franchi la barrière extérieure.
“Nous, les Swissair”, j’ai eu l’immense bonheur de travailler dans une compagnie aérienne où la culture était à son apogée. Les relations étaient quasi fraternelles et tout le monde était passionné par son métier, du bagagiste au commandant de bord. Les relations étaient profondes, ce qui a rendu le leadership solide, même avec ses travers de paternalisme autoritaire. Les gens avaient de l’amitié pour leurs collègues. Vingt-cinq ans après, les anciens participants à nos séminaires se revoient, se parlent et éprouvent tous la même nostalgie d’une culture de proximité.
Mais qu’est-ce qui a pollué cette culture unique transcendée par les relations ? Une volonté de faire plus de business ? Non, les deux sont compatibles et même recommandés. C’est un management médiocre avec des conceptions antédiluviennes. C’est là que j’ai réalisé l’importance de l’alignement entre culture et comportement managérial. Il faut faire l’effort de comprendre son environnement culturel pour imaginer son management.